Divagations en tout genre

Je ferai les contrebasses avec ma bouche

Lorsque l'on suit un peu l'actualité des sortes au cinéma, on peut remarquerce phenomne étrange : les films sortent par cycles. On peut traverser une periode de creux cinématographique intense et y voir succeder un mois de sorties intensives de bon films. Et donc ne pas mettre les pieds dans un cinéma pendant trois mois et aller toutes les semaines ensuite.

Vous l'aurez compris, c'est le cas de Neko actuellement. Et après avoir joué les cinéphiles avec Le ruban blanc, la soirée d'ajourd'hui était consacré au Concert. (oui, Neko et le roi des démons sont souvents les seuls plus jeunes de la salle, quand ils vont au cinéma. C'est un peu mysterieux.)

concert

Le Concert : un film français dont le héros, chef d'orchestre russe génie de la musique, s'est vu releger au rang d'homme de ménage pour avoir désobéi au parti. Par hasard, il se trouve dans le bureau du directeur de l'Opera lorsque celui reçoit un fax pour une proposition de cocnert, de la part du théatre du Chatelet (à Paris, oui oui). Il décide alors de réunir tous ses anciens musiciens et de partir à Paris jouer ce concert à la place de l'orchestre officiel...

S'ensuit tout un périple rocambelesque soutenue par des musiciens hauts en couleur, où se croisent des mafiosos des tsyganes des partisants des femmes de poigne des portables trafiqués des génis musiquaux et beaucoup de gens aux caractères impossibles. Et aussi, un peu de drame, pas mal de reves et beaucoup, beaucoup d'humour.

Le concert est avant tout une comédie, et on passe la plus grosse partie du film à se demander comment ce concert pourra jamais avoir lieu tant les galères et les magouilles douteuses s'ajoutent les unes et autres. Ce qui est sur en tout cas, c'est que toi, pauvre spectateur innocent, tu te retrouves plié en deux sur ton siège, hurlant de rire en harmonie parfaite avec le reste de la salle.

concert

Une transition subtile, vous l'aurez remarqué, pour aborder le deuxieme point fort du film, à savori et bien entendu, la musique. Car le concert est évidemment un hommage à la musique. Classique d'abord, mais pas seulement (et je sens que la B.O. va se retrouver rapidement dans les tetes de vente...). De la musique russe, du classique et de la musique tsygane aussi, rien que d'excellent morceaux qui nous entrainent dans le tourbillon fou du film et la réalisation de ce reve impossible, et ce jusqu'à la scene de fin, le concert en lui meme, passage magifique où se melent flash-back, destin tragique, ailes brisées et le renouveau, la rennaissance, la fin heureuse, le tout dans dans une interpretation prenante et absolument magnifique du concerto de Tchaikowsky...

concert

Par Neko le 07/11/2009 à 00:00 - 1 commentaires

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